À quels moments les enfants-élèves produisent-ils des formes non verbales (S2C incarné), des formes esthétiques singulières (S2C concrétisé) et des formes orales-verbales (S2C oralisé) qui retiennent l’attention des évaluateurs ?

Qu’en disent-ils et quels enjeux ces propos font-ils ressortir ?

Ces questions résonnent singulièrement dans ce contexte de “première école” d’êtres âgés de 2 à 6 ans environ, où l’on tolère assez bien que s’y produisent des formes originales, qu’elles soient verbales ou matérielles. En même temps, le caractère “premier” de cette école se retrouve aussi dans des comportements attendus en regard d’une norme scolaire jugée favorable aux apprentissages “fondamentaux”.

Comportements “normaux” et “a-normaux” coexistent, mais, pour la raison qui vient d’être dite, ces catégories sont fragiles et mouvantes. Ce qui explique sans doute que les moments significatifs relevés par les é-valuateurs relèvent soit du respect de la « consigne », soit de l’écart à celle-ci. Dans les deux cas, les 3 registres du S2C sont satisfaits : les « consignes » ou les « propositions » (terme souvent utilisé par les artistes) permettent des acquisitions, relevant ou non des apprentissages considérés comme “fondamentaux”. Et c’est notamment dans « l’écart à la consigne » que l’on identifie des initiatives singulières prises par des enfants-élèves et qui  peuvent être ou non problématiques aux yeux des é-valuateurs.

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ou RAPPORT, p. 19 à 20